Une page de papier
Je la vois...
Une feuille de papier
Je la sens...
Mais pourquoi ?
Pourquoi je la vois ?
Pourquoi je la sens ?
Je possède un corps
Et ce corps me possède
aussi.
Je ne suis qu’une âme
Qui, sans enveloppe
corporelle, n’existe plus.
Je ne suis qu’une âme
Qui, sans état d’âme,
n’existe pas.
Je ne suis qu’une âme
Qui, sans vie, n’existe plus.
J’ai une impression de
flottement.
J’ai l’impression de voler
Et cette impression
s’accentue au fur et à
mesure.
Mes cheveux me frappent
Et mes oreilles sifflent.
J’entends le grondement
du vent,
et pour en rajouter,
je ne sens plus mon dos
toucher les draps de mon
lit.
Je crois, désormais, avoir
compris.
Compris ce qu’il se passe,
Je chute, je chute dans le
vide
Je suis en train de voler.
Les nuages sont proches de
moi pour la première fois.
Je crois même pouvoir les
toucher.
Enfin, je suis capable de
faire quelque chose
d’extraordinaire.
Je touche les nuages.
Et même mes doigts n’y
croient toujours pas.
Je suis comblé, comblé de
bonheur.
Seulement, malgré mon
bonheur
Je tombe, je chute vers le
sol.
Et ce sol risque de me tuer
Mais enfin, que puis-je désirer
d’autre ?
J’ai été un oiseau, mais
comme Ornicar,
je dois payer le prix de mon
désir.
J’ai désiré transcender les
limites de mon corps
humain en voulant toucher
les nuages.
J’ai renoncé à mon corps
Et la mort vient le chercher
pour le consoler de
mon abandon.
Mon âme restera sans
corps, sans enveloppe
Et pourra voler pour
l’éternité.
Tu étais et tu n’es plus.
Ceci est clair, le passé n’est
plus présent.
Ces photos te sont dédiées.
Reflet de ta personnalité
sincère.
Nous marchons toute notre
vie.
Sans vraiment savoir où
aller.
En quête d’un but bien
précis.
La nage est longue.
Lorsque enfin nous
touchons le bord, nous
semblons nostalgiques de
la douleur.
Et cette douleur, nous la
partageons.
Dans cet entonnoir où tout
coule, la finalité reste la
même.
La vie s’essoufle et nous
retournons au calme.
Avons-nous peur de cette
solitude car l’Humain n’est
pas fait pour vivre seul ?
Avons-nous peur de cette
solitude car l’Humain fuit la
mort.
Les damnés sont-ils réduits
au silence ou sont- ils
incapables d’élever la voix
dans ce brouhaha ?
Sommes-nous encore
capables de respecter ce
silence, de se ralentir
même en plein
mouvement ?
Nous sommes sous
l’emprise du mouvement et
seule la mort serait la
solution ?
Nous sommes dans un état
d’asthénie.
Cette faiblesse atteint le
corps et l’âme, et ceci car
l’obligation de délivrance
approche.
Nous expirons tous un jour.
Il faut se délivrer de la peur
de la mort et non de la
mort elle-même.
La solitude nous y
rapproche.
Je vous l’ai dit : La vie
malgré la mort.
Un ami cher.
Ceci est un simple
hommage à un ami
disparu.
J’espère que sa joie de
vivre, son sourire et même
ses attitudes seront
traversés le temps.
Je ne saurais quoi dire de
plus face à ces photos.
Je vous laisse donc les
contempler ; en espérant
qu’elles sauront vous
transmettre toutes ses
émotions positives malgré
son absence.























Mayeul is a creative image-maker, photographer and cinematographer.
His work focuses on capturing the deep essence of people, the cinematic immersion of landscapes, and the absolute sharpness of visual textures across different mediums.
Having started photography in 2020 at the age of 14, he has never stopped practicing and learning how to compose an image effectively, and how to convey his desires and emotions through color, light, and framing.
Always wanting to direct his own films, whether as a director or director of photography, learning photography was a key step for him before he could explore his creative vision through various photography and video projects.